La nationalité andorrane est un sujet de grand intérêt pour de nombreux résidents qui ont décidé d’établir leur vie dans la Principauté. Récemment, le débat politique s’est concentré sur une éventuelle réforme de la Loi qualifiée sur la nationalité, un mouvement qui pourrait changer les règles du jeu pour ceux qui aspirent à devenir citoyens andorrans. Si vous envisagez de faire de l’Andorre votre domicile à long terme, comprendre ces propositions est essentiel.
Chez Andorraway, nous savons que la voie vers la citoyenneté est la dernière étape pour une intégration complète. C’est pourquoi, nous avons analysé en profondeur les différentes modifications présentées par les groupes parlementaires pour vous expliquer ce qui est à l’ordre du jour et comment cela pourrait vous impacter.
Le scénario actuel : pourquoi une réforme de la Loi sur la nationalité ?
Le gouvernement d’Andorre a lancé une réforme visant à mettre à jour et clarifier les critères pour obtenir la nationalité. Cependant, cette initiative a ouvert la porte à un large débat au sein du Conseil général (le parlement andorran), où chaque parti politique a présenté sa propre vision sur qui et comment peut devenir andorran. Les propositions varient d’une posture visant à durcir les conditions à d’autres proposant plus de flexibilité et d’intégration, reflétant des modèles de société très différents.
La discussion n’est pas seulement technique ; elle touche le noyau même de l’identité du pays et de son avenir. Pour ceux qui ont choisi vivre en Andorre, ce débat est crucial, car il définira le cadre légal de leur futur et celui de leurs familles dans la Principauté.
Les 5 perspectives sur la nationalité andorrane
Actuellement, cinq approches principales sont sur la table, correspondant aux différents groupes du parlement. Chacune propose une voie différente pour l’obtention de la nationalité. Voici un décryptage des positions de chaque parti.
La position de la majorité : Démocrates (DA) et Candidats Engagés (CC)
Le groupe majoritaire, composé de Démocrates et de Candidats Engagés, milite pour un modèle renforçant le contrôle et la sécurité juridique. Leur proposition vise à maintenir la rigueur actuelle en apportant des améliorations techniques.
- Contrôle et clarté : Ils cherchent à définir avec plus de précision des concepts comme « résidence principale et permanente » pour éviter toute ambiguïté.
- Comportement civique : Ils proposent de renforcer les exigences en matière de bonne conduite, en excluant les personnes ayant des antécédents pénaux graves.
- Renonciation à la nationalité d’origine : Ils insistent sur la nécessité de prouver la renonciation à la nationalité précédente dans un délai déterminé pour que la concession soit effective.
Les Candidats Engagés, tout en étant alignés, introduisent des nuances pour flexibiliser certains cas, comme réduire à 10 ans la résidence pour ceux qui ont été scolarisés en Andorre, une mesure visant à reconnaître l’attachement de ceux qui ont grandi dans le pays.
Concòrdia et Parti Social-démocrate (PS) : une approche plus inclusif
À l’opposition, Concòrdia et le PS proposent une vision plus ouverte, axée sur la facilitation de l’intégration et la reconnaissance de l’attachement réel des résidents.
La proposition de Concòrdia se concentre sur :
- Réduction des années de résidence : Ils suggèrent de faire passer l’exigence générale de 20 à 15 ans pour la naturalisation.
- Intégration réelle : Ils proposent de renforcer l’attestation d’intégration par un niveau B2 en catalan et des connaissances vérifiables sur l’histoire et la culture d’Andorre.
- Protection contre l’apatridie : Ils cherchent à mieux réguler la renonciation à la nationalité d’origine pour éviter que les personnes se retrouvent dans une impasse légale.
Le Parti Social-démocrate va encore plus loin :
- Résidence de 10 ans : C’est la proposition la plus ouverte, suggérant de diminuer la résidence requise à seulement 10 ans.
- Double nationalité : Ils abordent la reconnaissance de la double nationalité dans les cas où la législation du pays d’origine ne permet pas la renonciation, un point très attendu par de nombreux résidents.
Andorra Endavant : la vision la plus restrictive
À l’autre extrémité se trouve Andorra Endavant, qui cherche à durcir de façon significative l’accès à la nationalité andorrane avec ses amendements.
- Augmentation à 20 ans de résidence : Ils proposent de maintenir voire d’élever à 20 ans l’exigence de résidence.
- Restrictions par mariage : Ils souhaitent instaurer des conditions beaucoup plus strictes pour obtenir la nationalité par mariage avec un citoyen andorran.
- Exclusion des nés sur le territoire : Leur proposition la plus polémique est la suppression de l’article qui accorde la nationalité aux enfants nés en Andorre de parents étrangers résidents.
Points clés du débat : que met-on réellement en jeu ?
Au-delà des positions de chaque parti, la réforme de la loi sur la nationalité andorrane tourne autour de plusieurs axes fondamentaux qui auront un impact direct sur les demandeurs :
- Années de résidence : C’est le point le plus débattu, avec des propositions allant de 10 à 20 ans. La décision finale déterminera combien de temps vous devrez attendre avant de pouvoir entamer le processus de naturalisation.
- Niveau d’intégration : Il existe un consensus sur la nécessité de démontrer une intégration réelle, mais la question de comment la mesurer est en débat. La maîtrise du catalan et la connaissance de la culture andorrane sont des critères clés.
- La double nationalité : Bien que l’Andorre ne l’autorise pas traditionnellement, la proposition du PS de l’accepter dans certains cas pourrait ouvrir une voie très attendue par les résidents de pays où la renonciation n’est pas autorisée.
- Exigences de comportement : On cherche à exercer un contrôle accru sur les antécédents pénaux et la conduite civique du demandeur, afin que les nouveaux citoyens partagent les valeurs du pays.
Comment cette discussion vous concerne-t-elle si vous souhaitez obtenir la résidence en Andorre ?
Bien que ce débat porte principalement sur la nationalité, il est intrinsèquement lié au processus de résidence en Andorre. La nationalité est vue par beaucoup comme l’objectif ultime après des années de résidence et de travail dans le pays. Une législation plus stricte pourrait décourager certains, tandis qu’une législation plus souple pourrait attirer de nouveaux talents souhaitant s’installer définitivement.
Le résultat de cette procédure législative définira l’avenir de la communauté internationale en Andorre. Bien que la majorité de Démocrates et de Candidats Engagés suggère que le texte final penchera vers un modèle contrôlé, le débat a mis en évidence l’existence de différentes sensibilités concernant l’avenir démographique et social du pays.
Chez Andorraway, nous suivrons de près l’évolution de cette réforme pour vous tenir informé. Nous comprenons que les démarches pour la résidence et la nationalité peuvent être complexes, et notre équipe est là pour vous conseiller à chaque étape.
Si vous avez des questions sur votre situation actuelle ou si vous souhaitez planifier votre avenir dans la Principauté, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous fournirons les informations les plus à jour et vous aiderons à naviguer dans le cadre légal andorran en toute sécurité.

